vendredi 29 janvier 2016

Gratitude



Il est temps de remercier mes amis, ma famille et la vie pour la tonne de gratitude que je ressens.
Notre départ du Québec n’aurait pas été possible si je n’avais pas été aidée. 

Merci à Marie-Pierre pour l’aide auprès des enfants, pour la grosse journée de ménage, pour avoir fait de la place à mon horaire dans le tien et pour tout l’amour que tu nous as transmis. Je t’aime

Merci à Rachel pour les journées de ménage, pour l’aide dans toute mon organisation, pour la flexibilité de ton horaire, pour les beaux cadeaux que nous trainons partout avec nous. Je t’aime
Merci à Nadine d’avoir pris en charge la vente des objets que je n’ai pas réussi à vendre avant mon départ. Je t’aime

Merci à Francis d’être apparu sur notre chemin où nous en avions le plus besoin. Merci pour ta présence, ta conduite, ta simplicité et ta bonne humeur. Ton calme est ce dont nous avions besoin en cette dernière journée avant notre départ. Je t’aime

Merci à Luc pour le super ménage d’homme que tu as fait, pour ta présence malgré un horaire déjà chargé, pour ton amour tranquille, pour ta présence auprès de nos parents. Merci à toi et Marie-Ève pour l’auto qui n’a pas trouvé sa place ailleurs que dans votre cour et pour les plats et les attentions que vous portez à nos parents. Je vous aime

Merci à Éric et Jennifer d’accueillir nos choses dans votre grange. Merci pour votre amour, merci pour votre présence auprès de papa et maman. Merci d’avoir refoulé vos émotions afin que je puisse plus facilement vous dire adieu. Je vous aime

Merci à toi maman et à papa aussi pour toute l’aide proposée et acceptée. Merci d’avoir profité des enfants avant notre départ. Merci d'avoir trié nos dernières choses, merci d’entreposer ces choses qui ne peuvent survivre que chez-vous. Merci d’être tombé et d’avoir arrêté votre cœur avant notre départ. Merci de nous soutenir continuellement, de nous redonner confiance quand on perd le cap. Merci de nous aimer autant. Je vous aime tellement.

Merci Karine et toute ta famille pour l’amitié parfaite que vous nous offrez. Merci d’être toujours là, de ne pas nous en vouloir de vous laisser derrière. Merci pour votre écoute malgré nos différences. Merci pour les fous rires, merci pour les crises de larmes, merci pour les opinions qu’on peut dire même si on ne pense pas pareil. Merci de nous pousser à devenir de meilleurs versions de nous-mêmes. Je vous aime.

Merci aussi à tous ceux qui ont acheté nos choses, à ceux qui ont passé le mot, à ceux qui pensent à nous et nous souhaitent de nous réaliser.

Nous avons continué à être bien entourés depuis notre arrivée au Costa Rica. C’est fou combien la vie prend soin de nous. Bien sûr, nous osons demander et savons accepter les choses qui nous arrivent, mais je suis très reconnaissante de ce qui nous est offert. 

Depuis notre arrivée, nous sommes logés sans frais, et dans des conditions paradisiaques. Tout d’abord une semaine à la mer dans un condo climatisé (idéal pour nous habituer à la chaleur d’ici), puis dans le centre de la ville d’Atenas, grâce à la maison d’une petite-cousine d’Alex pour une autre semaine. Ensuite, des amis merveilleux nous ont offert de poursuivre notre séjour à Atenas dans une magnifique maison qu’ils ont à vendre. Nous profitons d’une vue magnifique sur la ville puisqu’elle est dans une montagne. La grandeur des pièces est telle que les enfants peuvent faire voler l’hélicoptère de Lou et sont devenus très bons. Les lits sont dignes des plus grands hôtels et l’eau chaude est appréciée. Merci à Marta, Alexis, Iliana, Warner, Marc et Belle de nous avoir logés. 

En plus du logement, je dépends d’internet pour mon travail et plusieurs amis m’ont aidé à y avoir accès. Merci à Corinna et David pour la connexion à Su Espacio. Merci à Silvia pour sa maison où je me sens chez-moi. Merci à Belle et Marc pour leur casita ou leur terrasse. Merci à Marie-Jo pour l’accès lors d’une visite. 

Un merci spécial à Corinna et David pour nous prêter leurs locaux pour qu’Alex puisse offrir sa première conférence. Merci d’avoir passé le mot et organisé ladite conférence. Votre centre communautaire est génial et respire le bonheur. Merci pour votre amitié.

Parfois, je ne comprends pas pourquoi les gens nous offrent autant, pourquoi la vie nous fait cadeaux d’aussi bons amis, de situations magiques et parfaites. Je ne comprends pas, mais je l’accepte et l’apprécie.


mercredi 27 janvier 2016

Sentir le bonheur

Nous avons profité de notre passage au Costa Rica pour revenir visiter les amis que nous avons laissé derrière nous il y a 4 ans déjà. En route vers Atenas, Alex et moi sentions que nous revenions "à la maison". Avec la remontée de nos souvenirs sont remontés des sentiments heureux.

Ici, le niveau de stress est moindre, la vie se prend une heure à la fois, selon la température, selon les activités, selon les envies.

On embarque dans la valise pour un très court trajet


Je remarque que les enfants sont particulièrement heureux. Lou, malgré le fait qu'il avait 5 ans quand nous avons quitté la dernière fois, se rappelle d'une tonne de détails. Éliane retrouve des amies et elles agissent comme si elles ne s'étaient pas quittées. Elle profite même de nos 2 semaines ici pour suivre des cours de danse moderne. Mika vient de voir au moins 20 fois par jours en me disant qu'il m'aime. Je traduis par "je suis heureux". Akim est très facilement à l'aise partout. Il ne veut pas qu'on lui parle en espagnol (il dit "pas en anglais") mais se présente en se nommant à tout le monde.
Balade en autobus pour se rendre à la Feria, le marché hebdomadaire d'Atenas

Mes enfants n'étaient pas malheureux au Canada, mais ici, l'absence de routine semble leur convenir. À chaque jour nous faisons les choses différemment et on s'écoute mutuellement.

De mon côté, j'ai de la difficulté à entrer dans le rythme du travail, mais comme je dois chaque fois quitter la maison et trouver un endroit avec Internet pour travailler (un café, un local communautaire, la maison d'amis), je suis moins motivée. J'ai bon espoir que notre emménagement au Nicaragua dans notre maison aidera.

Alex utilise ce mois pour explorer différentes pistes pour ses occupations professionnelles et en profite pour manger tous ces petits plats qui lui ont manqué au Canada.

On s'aime beaucoup!

Le bonheur est simple, le bonheur est bon!

jeudi 21 janvier 2016

Quand rien ne change…



Chaque fois que je pars du Québec pendant quelques années, je suis surprise de voir les changements. Il y a toujours des changements dans les infrastructures, dans les commerces, les gens déménagent, deviennent des couples, ont des enfants, se séparent, changent de cercle d’amis, changent de style alimentaire… bref, je trouve que les gens qui m’entourent sont continuellement en mouvement.
En contre-partie, un retour à Cañas, la ville natale d’Alex, démontre que d’autres peuples aiment la stabilité et les routines. Personne n’a déménagé, les habitudes sont restées les mêmes, les amis sont les mêmes depuis toujours, les chicanes sont les mêmes! 

Cette fois, il y a quand même un changement notable : l’autoroute. La route qui s’est toujours appelé Autopista InterAmericana n’était en fait qu’une route normale mais qui traversait le pays (et l’Amérique centrale).  Maintenant, la portion entre Cañas et Liberia offre 2 voies de chaque côté. Elle est encore en construction mais c’est une belle avancée (moins d’accidents j’espère).

Nous avons passé trois jours dans la famille d’Alex, puis nous partons lundi pour retourner à Atenas, ville où nous avons vécu pendant quelques années. On bouge, on adapte nos bagages et on profite de tous les gens que nous retrouvons.

mercredi 20 janvier 2016

Une semaine de vraies vacances!


Notre première semaine a passé très vite même si nous avons pris le temps de prendre notre temps.
Les derniers mois ont été intenses pour moi, avec la planification du départ, les cours d’université, mon travail et les activités des enfants. Mon corps avait besoin de temps, de repos et de profiter de la beauté de notre planète, tout simplement.


Nous avons passé la semaine de notre arrivée à Condovac, un complexe de condos en formule « time-sharing » dans lesquels ma belle-famille possède une semaine annuellement. Le paysage est sublime et inchangé depuis la dernière fois que nous sommes venus. On voit l’océan Pacifique de plusieurs points de vue, on profite de 3 piscines, les enfants ont des activités tous les jours et on s’assure de profiter de la plage tous les jours aussi.

À tous les jours, la femme de chambre formait de nouveaux animaux avec les serviettes.
 L'éléphant a beaucoup plu aux enfants.


Les trois premiers matins, je me suis religieusement sauvée du nid familial pour aller à la plage, vers 6am. Yoga, course, méditation, exercices… Tous les prétextes étaient bons.


Mes trois plus vieux ont fait du canopy (arbre en arbre), gratuitement et bien accompagnés. C’était un court parcours, mais une belle introduction à une activité populaire.

Trop près du condo au goût des enfants (quoique pas vraiment dangereux), les pizotes nous ont donné un bon spectacle. Ils étaient à la recherche de restants de nourriture.





Les singes congo étaient toujours près de nous. Soit à la plage, ou dans les arbres entourant notre condo.



Au 5e jour, on a enfin réussi à être tous les six dans la piscine (Alex travaille sur ses conférences et j’ai recommencé à traduire) et j’en ai apprécié chaque minute. Même ma grande que je ne peux approcher en dehors de l’eau devient pot de colle dans une piscine alors j’en profite. 


Pour conclure la semaine, je suis allée marcher sur la plage vendredi matin et la marée m’a surprise. Elle était tellement haute que toute la superficie de sable mouillé était recouverte.  En plus, elle était déchaînée et ses vagues allaient dans tous les sens. Définitivement pas des conditions pour la baignade mais c’était sublime de marcher dans cette eau, de sentir la force de l’océan. 



Merci la vie pour cette semaine transitoire!

mardi 19 janvier 2016

Voyager avec un billet aller-simple



Nos plans de voyage ne sont pas définis. Pas assez du moins pour acheter dès notre départ du Québec un billet d’avion retour.

La plupart des pays exigent que nous possédions une preuve que nous allons sortir du pays avant la fin de la validité de notre visa. 

J’avais lu sur ce sujet, je m’étais préparée, mais j’ai écouté le feeling d’Alex, qui était persuadé que ça ne s’appliquait pas au Costa Rica puisqu’il était citoyen et que nous étions sa famille.

Erreur!

Aux États-Unis, ils suivent les règles. Avant d’obtenir notre billet d’embarquement, les enfants et moi devions prouver que nous allions sortir du Costa Rica au maximum trois mois plus tard. La peuve de location d’une maison au Nicaragua (pour le 1er février) ne suffisait pas puisqu’il n’y avait pas de titres de transports d’acheté. 

Quelles étaient mes options? Acheter tout de suite en ligne des billets d’autobus pour me rendre au Nicaragua (en ne sachant pas si nous allions nous y rendre en taxi, en autobus ou si quelqu’un allait nous y reconduire) ou d’acheter des billets d’avions pour sortir du Costa Rica et me dépêcher de les annuler après avoir franchi les douanes à Libéria (la plupart des compagnies aériennes offrent d’annuler les billets achetés , sans frais, dans un délai de 24 heures, ou une journée).

Il me restait une autre option, celle de faire affaire avec FlyOnward. C’est une entreprise que mon amie Stépĥanie a trouvé quand je me posais une question sur ce problème dans un groupe de voyageurs sur Facebook. FlyOnward achète pour nous les billets de sortie d’un pays, à la date que nous voulons, pour toute la famille. Je leur ai donc demandé  5 billets pour le 31 janvier. Ils m’ont envoyé, en moins de 10 minutes, 5 billets pour Atlanta. Ces billets sont réels mais ne peuvent pas être utilisés puisque FlyOnward se charge de les  annuler dans les 24 heures  (il y a aussi une option 48 heures pour les longs voyages). Le coût est de 10$ par billet, mais je préfère payer ce prix que de chercher moi-même des billets à acheter et me dépêcher pour trouver une connexion internet à mon arrivée pour annuler les billets. Flyonward.com m’a vraiment offert un excellent service et je le recommande.

www.flyonward.com

Je terminerai en spécifiant que les préposées à Boston ont accepté mes réservations pour Atlanta (sur mon cellulaire) et remis mes cartes d’embarquement. Au Costa Rica, aucune question sur la durée de notre séjour ;-)

lundi 18 janvier 2016

L’importance de dormir avant de voyager



Je n’ai dormi que 2 heures par nuit pendant les trois nuits qui précédaient notre voyage.  Mauvaise idée! (même si c’était nécessaire pour vider la maison, transporter les boîtes, nettoyer, faire et refaire les valises…)

Notre périple consistait en 5 heures de route pour aller à Boston, une nuit à Boston, 1h30 de vol entre Boston et New York et 5 heures de vol entre New York et Liberia.

Ça semblait correct sur papier, mais c’est lors des vols que mon corps a décidé que j’avais abusé de lui… Dormir était nécessaire et les enfants ne le réalisaient pas. Il est très douloureux d’être réveillé à chaque 5 minutes  ;-)
Le soleil du matin
À New York, nous n'avions qu'une heure pour changer d’avion. Nous avons marché très vite, Akim refusait d’être dans le porte-bébé parce qu’il voulait tirer lui-même sa valise coccinelle (ça va moins vite quand même).

Malgré tout, nous sommes arrivés avant l’embarquement final (mais tout le monde était à bord) et les hôtesses ont accepté de changer nos sièges. Originalement, j’étais assise avec Akim mais les 3 autres enfants et Alex étaient l’un derrière l’autre, côté hublot. On nous a assigné des sièges qui sont habituellement réservés aux membres élite de United Airlines, c’était parfait.

La course nous a empêché de prendre le temps de manger. Je n’ai pu qu’attraper 2 sandwiches à partager dans l’avion (à 10$ le sandwiche). Ça n’a pas dû aider mon humeur non plus…

La descente au Costa Rica a été douce, mais nos oreilles ont souffert le martyre. En fait, 10 jours plus tard, j’ai encore une oreille de bouchée! 

Nous avons été surpris de constater que dans notre vol, nous devions payer pour pouvoir regarder la télévision ou les films, ce n’est plus gratuit. J’étais bien contente d’avoir transféré des films sur clé usb et que les enfants aient leurs imachins. 

L’arrivé à Libéria a été plus facile que prévue. Avant, on descendait directement dehors en sortant de l’avion, ce qui crée un choc de température épouvantable. Maintenant, c’est comme à Montréal et c’est beaucoup plus facile de sentir la température monter graduellement. 


Devinez ce que nous survolions.
Nous sommes passés aux douanes comme si nous étions tous costariciens, mon mari a tellement jasé avec le douanier qu’il ne  nous a posé aucune question sur le but de notre visite et personne n’a osé vérifier nos valises, ils ont plutôt été charmés par les enfants et leur indépendance (ce sont eux qui étaient devant nous et passaient leurs valises dans le scanner.

Prochain voyage… en autobus (à suivre)